Myditek, une entreprise innovante en Guadeloupe, a développé une solution logicielle et des objets connectés pour améliorer l’agriculture dans les zones tropicales. Ils ont remporté le prix spécial Outre-Mer de Tech for Future 2024, un concours de startups renommé en France. Grâce à des colliers connectés, des capteurs météo, des électrovannes et des drones, Myditek vise à optimiser la production agricole.
L’entreprise s’est implantée avec succès en Guadeloupe et s’est étendue dans d’autres îles de la zone Caraïbes ainsi qu’en Afrique. Selon le fondateur Sébastien Luissaint, ces technologies permettent un meilleur pilotage des exploitations agricoles dans les régions tropicales confrontées à divers aléas climatiques.
Les solutions proposées par Myditek ne nécessitent pas d’investissements massifs. Par exemple, une petite station météo ou un capteur de sol associé à une intelligence artificielle peut apporter des bénéfices significatifs aux exploitants agricoles. Sur leur plateforme, l’utilisation d’algorithmes complexes permet d’effectuer des prédictions précises pour répondre aux défis de la crise agricole.
Ainsi, Myditek se positionne comme un acteur majeur dans l’intégration des nouvelles technologies au service de l’agriculture dans les zones tropicales tout en offrant des solutions accessibles et efficaces pour les exploitants agricoles locaux.
Surveillance des animaux, agriculture précise, sécurité et suivi
Myditek propose une offre sur quatre axes : surveillance animale, agriculture de précision, sécurisation des exploitations et traçabilité de la production. Son modèle économique est basé sur la vente d’appareils avec un abonnement. Les données sont analysées et renvoyées aux exploitants pour les aider dans leurs décisions. Les abonnements coûtent entre 10 euros et 70 euros par mois et comprennent le pilotage des productions, le suivi des dépenses et l’assistance d’un ingénieur agronome.
La société compte 23 employés en 2023 avec un chiffre d’affaires de 500.000 euros. Elle développe ses propres objets connectés comme une station météo, des électrovannes et des capteurs de sol, fabriqués en France autant que possible. Myditek fournit également des barrières infrarouges connectées, une gestion des clôtures électriques et des systèmes de surveillance par caméra pour sécuriser les exploitations.
Le fondateur a créé Myditek en 2016 après avoir trouvé une solution pour l’exploitation familiale suite à des formations en ingénierie informatique. L’entreprise s’est développée rapidement en proposant un outil adapté au climat local ainsi qu’aux zones blanches tout en s’adaptant à toutes les tailles d’exploitations agricoles.
Croissance en Afrique
Pour financer sa croissance, Myditek a réussi une première levée de fonds en juin 2022. Apicap et Tomcat Factory sont entrés au capital pour 1,35 million d’euros, portant la valorisation des actifs à 6 millions d’euros. Les bureaux de la société sont désormais présents en Guadeloupe, en région parisienne, au Togo et au Bénin. Sébastien Luissaint annonce un deuxième tour de financement envisagé pour s’étendre davantage en Afrique.
Les fonds levés serviront également à développer les technologies de l’entreprise. Des solutions matérielles et logicielles seront mises en place « pour mieux appréhender les changements climatiques et promouvoir l’autonomie alimentaire locale ». De nouvelles opportunités géographiques se profilent déjà dans la zone Caraïbes (Saint-Domingue, Porto Rico) avec des ramifications potentielles à Cuba.
Myditek vise également des opportunités en Afrique du Sud dans l’élevage, la viticulture et l’arboriculture. Pour assurer sa croissance, le fondateur mise sur les enjeux planétaires de la responsabilité sociétale tout en répondant aux objectifs de développement durable des Nations Unies.
Par ailleurs, Myditek a remporté le prix spécial Outre-Mer lors du concours « Tech for Future » 2024 organisé par La Tribune avec le soutien de partenaires officiels tels que Bpifrance et Orange.
Journaliste économique passionné, je me consacre à l’analyse des transformations majeures de notre économie, en mettant l’accent sur la pédagogie et la clarté. Mon parcours m’a conduit à explorer divers aspects de la mondialisation et de l’innovation, partageant mes réflexions dans plusieurs publications spécialisées.
